Tutoriel match

27/01/2018

Les clés d'un match réussi

L'Avant match :

Ne jamais se fier au classement d'un joueur. Le mieux étant de ne pas regarder la feuille de match et de découvrir le niveau de son adversaire sur le terrain. Il est inutile de se stresser pour rien et de monter en pression alors que le match n'est pas encore engagé.

A l'inverse, il ne fut pas non plus sous-estimer son adversaire et partir gagnant dès le début. Un match est différent à chaque fois (coup de pompe, blessure handicapante, mauvais jour...).

 L'Echauffement :

Prendre le temps de l'échauffement pour travailler ses coups, et le panel est large : drive, dégagement, revers, amorti, smash... Il est important de tester aussi son adversaire. On peut déjà repérer quelques points faibles. Ce n'est cependant pas toujours évident puisque certains masquent bien leurs jeux et en font moins lors de l'échauffement pour montrer un autre visage durant le match.

Gaucher ou droitier ? Cela paraît évident mais c'est indispensable pour ne pas perdre des points bêtement.

Tester les volants avant de commencer le match. Cela vous permet de sentir la vitesse du volant. Vous vous placez dans le couloir au fond de votre terrain et tapez dans le volant. Si le volant arrive à mi-terrain, c'est que le volant est très lent et le jeu le sera aussi (amis puncheurs et smasheurs, ce n'est clairement pas un volant pour vous). Si le volant arrive dans le couloir adverse au fond du terrain, il sera un peu rapide et vous risquez de sortir beaucoup de volants pendant le match et le temps de régler la mire, il sera trop tard.

En cas de volant rapide, vous pouvez « casser » le volant. C'est-à-dire casser le bout des plumes (en général une sur quatre, voire une sur trois)

Le premier set :


Il vous sert de test. Testez tous les coups possibles, notamment le revers de votre adversaire. Le but est de ne pas se laisser décrocher au score non plus mais de profiter des premiers points pour se faire une idée du niveau de jeu de votre adversaire, du vôtre également.

Jouer sur mes points forts et appliquer son jeu habituel : smasher si je suis attaquant, faire du fond de court si je suis marathonien et endurant, faire durer l'échange et lever mon volant si je suis défenseur.

Appréhender le terrain, les lumières... Repérer ce qui pourrait vous mettre en difficulté et éviter les zones gênantes au possible.

Varier son jeu : amorti, dégagement, lobe, amorti, drive, dégagement... Répéter les gammes apprises à l'entraînement et faites durer l'échange. C'est en faisant jouer l'autre que vous découvrirez ses points faibles et ses points forts.

Prendre son temps au service. C'est votre seul moment de respiration entre les points. Si vous enchaînez trop vite, les points suivants risquent d'être compliqués. Il vaut mieux perdre un point, récupérer et gagner les suivants plutôt qu'en perdre trois de suite parce qu'on a voulu jouer trop vite.

Jouer simple. Ne chercher pas à croiser vos coups, à tenter des longs de ligne et des choses impossibles. Jouer au milieu, sans prendre de risques. Des trajectoires rectilignes. Travailler les basiques. Le match vous sert aussi d'entraînement pour les prochaines rencontres. Servez-vous d'un match comme d'un tremplin pour faire mieux ensuite.

Compter les points. Encore une fois, c'est une évidence et pourtant, il y a encore beaucoup de gens qui perdent des points bêtement ou se font avoir par leur adversaire.

Victor Bréon-Fillet Capitaine de l'équipe interclub

La pause au milieu du set :

Une évidence, encore... Faites une pause à 11 points ! Arrêtez-vous, même si la dynamique est bonne et que vous avez l'impression de vous sentir sur un nuage.

Faites le point sur ce que vous avez vu, sur les points faibles de votre adversaire. Ecoutez ou non les consignes des autres, ne les prenez en compte que si vous en éprouvez le besoin et si elles ne marchent plus, abandonnez les (l'adversaire aussi va changer son jeu !)

Si votre jeu gêne le joueur en face, continuez sur la même dynamique. Quand ça marche, on garde, quitte à s'ennuyer. Par exemple, si le service court gêne votre adversaire, poursuivez, ne commencez pas à tenter des services longs.

Si votre jeu ne gêne pas l'adversaire ou que vous êtes sans solution, adaptez votre jeu. Ça ne sera pas amusant pour vous mais c'est le prix à payer pour gagner un match. On peut s'appeler Roger Federer, jouer contre le 200e joueur mondial et perdre un match parce que le jeu qu'on développe ne gêne pas du tout le joueur en face de soi. S'adapter, le maître mot !

Casser le rythme du match aussi souvent que possible.

Rester dans son match, ne pas ruminer des points perdus. Ils sont perdus, vous ne pourrez pas revenir en arrière. Ce sont les points suivants qui comptent.

Victor Bréon-Fillet Capitaine de l'équipe interclub

 Type de joueur :

Face à un attaquant :

  • Smasher
  • Amotir
  • Ne jamais relever son volant, ou le moins possible
  • Attaquer en bref...

Face à un défenseur :

  • Faire durer l'échange
  • Ne finir le point que si c'est nécessaire, sans prendre de risque
  • Bien se replacer au centre du terrain après chaque point
  • Prendre son temps pour construire l'échange
  • Forcer l'autre à attaquer

Le reste vous appartient !!!

Victor Bréon-Fillet Capitaine de l'équipe interclub